|
“Edmon Colomer laisse respirer la sonorité imaginative, presque pianistique et improvisée de la harpe. La danse suggérée et
l’humour ont été parfaitement intégrés par les musiciens de l’Orchestre de Picardie. Les Variations concertantes (1953), véritable concerto grosso, possèdent des harmonies
contemporaines que les minimalistes d’aujourd’hui ne désavoueraient pas. (...) Admirez la virtuosité du finale qui ne laisse aucun doute sur la perfection du travail accompli et que bien peu d’orchestres plus réputés ne réussiraient pas à ce degré de perfection. Un disque magnifique.”
Stéphane Friédérich, Classica - décembre 2002
Si l’excellente Marie-Pierre Langlamet supporte la comparaison avec Nicanor Zabaleta (Deutsche Grammophon, supprimé) ou plus
récemment Isabelle Moretti (Naïve), c’est surtout la direction souple de Colomer qui fait le prix de cette version. Moins exubérantes, les Variations concertantes (1953) illustrent
cette dimension virtuose. L’œuvre mélange les variations sur un “thème” construit sur l’accord de la guitare et la forme concertante (chacune des variations est un moment de virtuosité pour
un instrument sorti d’un ensemble de chambre élargi). Le Concerto pour cordes (1966) reprend en partie le même principe (surtout dans le premier mouvement) mais nous plonge dans une
atmosphère très différente, proche déjà du style “néoexpressionniste” de Ginastera. Par leur fougue, Colomer et les musiciens de l’Orchestre de Picardie en offrent des interprétations d’une
conviction et d’une profondeur captivantes. Pablo Galonce, Le Monde de la Musique - novembre 2002
Ici encore, l’Orchestre de Picardie se révèle particulièrement inspiré, sous la baguette d’un Edmon Colomer visiblement séduit
par ce compositeur dépaysant. Jérôme Bastianelli, Diapason - mars 2003
Le Concerto pour harpe bénéficie, avec Marie-Pierre Langlamet, d’une interprétation en tout point remarquable. A la tête d’un orchestre à la fois superbe faire-valoir et partenaire exemplaire, Edmon Colomer fait de cette partition d’une étonnante vitalité, conjuguant rigueur et sensualité, aux rythmes implacables que ponctuent des atmosphères irréelles, mystérieuses ou lunaires, un plaisir de chaque instant. L’Orchestre est sans conteste l’artisan de la réussite que constituent les deux autres pages du programme. (...) Edmon Colomer et ses musiciens investissent cette page avec une conviction et un talent indéniables. On l’aura compris, l’intelligence du programme et la qualité des interprètes font de ce disque une réussite.
Jean-Pascal Hanss, Répertoire - novembre 2002
|