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“Francis Poulenc a été bien servi pour son centenaire.
(...) Dans cet enregistrement, André Isoir et l’Orchestre de Picardie apportent au Concerto pour orgue un caractère à la fois altier et tragique dont on ne peut récuser la vérité. Edmon Colomer dirige la Sinfonietta et la Suite Française en soulignant le lyrisme et la vie rythmique de ces deux œuvres qui, ainsi jouées, apparaissent comme du pur et du meilleur Poulenc. “
Jean Roy, Le Monde de la musique - mars 2000
“Fruit de l’arrière-saison Poulenc, belle surprise : André
Isoir concertant (...) Edmon Colomer puise dans l’atmosphère suggérée par le lieu, non pas dans le sens de la réverbération, mais du dramatisme, avec d’extraordinaires sommets d’intensité - appuis qui
n’auraient su déplaire à Poulenc. De même, pour la Sinfonietta que le maître n’appela pas symphonie peut-être parce que tout y est purs glissements de lumières et de timbres, sans grandiloquence ni force tutti : esprit et proportions du lieu mettent en relief l’éclairage souvent énigmatique de Poulenc, toujours plus sérieux et grave que son charme et sa bienveillance inépuisable ne le laissent imaginer. La Suite française d’après Gervaise (…également pour piano ou violoncelle et piano) donnée aux solistes de l’excellent Orchestre de Picardie carte blanche pour rivaliser de piquant et de couleur, jusqu’à cet étrange clavecin clair et lointain, fantomatique. Michel” Roubinet, Diapason - mars 2000
“Edmon Colomer, qui dirige depuis plus d’un an la
formation picarde, a mis tous les atouts de son côté, réussissant à donner de l’œuvre une lecture à la fois baroque et profondément moderne dans sa liturgie. Le choix de l’orgue de Laon et de la
brillance de ses jeux permet cet impact des timbres qui convient à une musique aussi délicatement ciselée, dans laquelle se mêlent le sens dramatique et l’humour. La précision et l’énergie des cordes
sont parfaitement bien équilibrées (excellent travail de prise de son). (...) Pour conclure, une délicieuse Suite française, virtuose, fruitée et pétillante à souhait. La nostalgie y est autant
présente que les réminiscences de danses de la Renaissance. Une telle formation n’a rien à envier dans ce répertoire à plus réputée qu’elle. “ Luc Nevers, Classica - mars 2000
“La Sinfonietta est maintenant suffisamment enregistrée pour posséder un début de discographie comparée. Cette nouvelle version est moins peaufinée et légère que celles de Prêtre (EMI), Hickox (Virgin) et Dutoit (Decca), mais elle donne une bonne image des qualités de l’orchestre et Colomer parvient à unifier les différentes esthétiques de référence de cette œuvre néoclassique et, peut-être mieux que ses concurrents, à ôter toute vulgarité de la fin du dernier mouvement.
La Suite française, plus présente au disque, met en valeur les excellents bois picards. Là, les orchestres français ne craignent personne. En plus, Colomer rend ces danses très vivantes en
leur donnant une bonhomie qu’aurait aimée Poulenc.” Jacques Bonnaure, Répertoire - mars 2000
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